La pluie porte chance a-ton coutume de dire dans notre société.
Le nouveau chef d’Etat major de l’armée de terre Mamadou Adama DIALLO a pris fonction ce mardi 24 juin 2008 à Kati sous une fine pluie. C’était en présence du préfet du cercle de Kati et beaucoup d’autres autorités civiles et militaires.
A un moment où le Mali traverse un des moments les plus cruciaux de son existence avec la crise du nord, le général Gabriel POUDIOUGOU passe le flambeau à son frère d’arme le colonel Mamadou Adama DIALLO, ex gouverneur de Kayes.
En effet depuis le 23 Mai 2006, notre armée nationale est confrontée à un conflit sérieux dans le septentrion du pays avec les troupes d’Ibrahim Ag BAHANGA.
Cette crise a occasionné de nombreuses pertes (en matériel et en vies humaines) des deux cotés.
Depuis le début de ces différends, les plus hautes autorités du pays se sont lancées dans la voix des négociations avec les troupes rebelles. Mais hélas, ni l’Algérie ni la Lybie ne sont parvenue à faire revenir à la raison celui qui a toujours montré aux maliens un visage de bandit mais pas d’un vrai combattant rebelle, ni d’un homme de paix.
Face à cette situation, le colonel Gabriel POUDIOUGOU décide à lui seul de rétablir la confiance.
IL donna l’ordre d’utiliser les avions de guerre contre les troupes rebelles empêchant la libre circulation des convois militaire aux environs de Kidal.
Il était alors chef d’Etat major de l’armée de terre.
Cette soudaine détermination du colonel POUDIOUGOU a redonné espoir à plus d’un et a fait de lui un héros.
Il a été nommé quelques temps après, chef d’Etat major général des armées et décoré par décret présidentiel.
Ce désormais général POUDIOUGOU héros du peuple a passé le flambeau à un colonel très rassurant par ses dires.
Dans l’interview qu’il nous a accordé après sa prise de fonction, il a rappelé que l’armée de terre qu’il a désormais la lourde tâche de commander, se souviendra toujours de sa mission première,à savoir la sécurisation des personnes et de leurs biens en toutes circonstances.
Mais pour se faire, il souhaite une collaboration laborieuse entre civils et militaires, autorités politiques et autorités administratives.
En tout cas le sortant s’est affirmé, le rentrant s’est montré décidé à poursuivre sa mission ou de faire mieux, le peuple à son tour ne peut qu’espérer et attendre.
La cérémonie a pris fin par un Grand défilé militaire à 11 heures.
Par Lamissa SANGARE